Typikon - Oustav

Typikon - période du Triode tyrophagie

TYPIKON - période du Triode

I - Du Dimanche du Publicain et du Pharisien, au Dimanche de la Tyrophagie

Introduction

LA Résurrection est l'événement le plus capital pour l'ensemble de la destinée et de l'Histoire humaines.

ieu lui-même, en la Personne du Christ, a décidé d'assumer notre humanité et de partager notre condition, en un point de l'Histoire humaine. Pour nous, Il a créé une nouvelle dimension de l'être, qui est le Royaume. Cet univers nouveau est exempt de mort, de corruption, de finitude, d'entropie. Dieu-fait-homme nous y invite, nous offrant une solution à l'impasse de notre vie biologique. Car celle-ci se termine par la mort et par la dissolution des éléments de notre corps. Le Christ nous révèle, par sa Résurrection, qu'Il est Lui-même la Porte qui, à la fin de la vie biologique, s'ouvre pour nous faire accéder à la Vie éternelle.

Cet événement central de la Résurrection du Christ trouve son écho dans la vie de l'Église, lors de la célébration de la fête de Pâques, la « fête des fêtes ». La fête de Pâques est précédée par une période de préparation de 40 jours, que l'on appelle la « Sainte Quarantaine » ou « Grand Carême ». Les textes qui sont chantés dans la vie liturgique de l'Église, pendant cette période de préparation, sont rassemblés en un volume appelé le « Triode ». Le « Typikon » ou « Oustav » et le livre où est rassemblé l'ensemble des règles qui gouvernent le déroulement de la vie liturgique de l'Église.

La prière est tout simplement notre dialogue avec Dieu. Dialogue hautement nécessaire, indispensable, et que l'on souhaite aussi continu que possible. Ce dialogue est « polyphonique » en quelque sorte : la prière peut être silencieuse, discrète, secrète ; la prière peut être réalisée en un lieu privé, fermant la porte derrière soi - et la prière peut être psalmodiée et chantée au sein de la collectivité ecclésiale, en une église dont la coupole s'élève dans le ciel...

Typikon, Triode et Pentecostaires : « grands livres de l'humanité ».

Nous nous proposons de présenter à votre attention la partie du Typikon qui traite du Saint et Grand Carême - partie qui est celle du « Triode ». Le Triode est l'un des grands livres de l'humanité, tout comme l'est le Pentecostaire ; ce dernier volume contient les textes chantés dans l'église, pendant la période pascale.

Nous appelons « grands livres de l'humanité » ces œuvres collectives, rédigées au fur des siècles, dont le contenu s'est accumulé comme des strates sédimentaires… Il s'agit d'œuvres qui ont influencé un très grand nombre d'êtres humains, façonnant leur vision du monde et leur perspective métaphysique.

Le Triode, quant à lui, contient une profonde sagesse s'exprimant en un langage qui peut paraître éloigné de nos préoccupations contemporaines. - Celui qui chante ou psalmodie les textes du Triode doit prendre conscience qu'en ce moment, il est en réalité la Voix de l'Église. Les textes du Triode risquent d'être difficilement compréhensibles, si l'on se place sur un plan strictement individuel. Les fautes et des manquements évoqués dans le Triode, sont ceux de l'ensemble de l'humanité, dont on assume et reconnaît l'imperfection.

En tant qu'individu, nous n'avons sans doute pas nous-mêmes commis concrètement tous les péchés et les crimes évoqués dans le Triode… mais ceux-ci ont certainement été réalisés au sein de l'humanité tout entière. Et c'est au nom de l'humanité entière que nous « faisons le point » sur notre situation par rapport à la perfection divine, d'une façon à la fois réaliste et lucide.

Le Typikon est un épais volume très technique, élaboré au fur des siècles au sein des milieux monastiques - et au départ, dans le monastère Saint-Sabbas, près de Jérusalem.

Le Typikon est un livre qui n'est pas réellement utile dans le cadre d'une paroisse, car les indications nécessaires figurent déjà dans les livres liturgiques, ainsi que dans le calendrier annuel. De plus, le Typikon reflète des usages liturgiques qui, sur certains points, sont tombés en désuétude dans l'usage contemporain. Pourquoi donc s'intéresser au Typikon ?


Pourquoi s'intéresser au Typikon ?

1) Tout d'abord, pour une question de continuité. Il est bon de s'intégrer en une tradition spirituelle qui remonte aussi loin que possible dans le temps, tâchant de parvenir au plus près des Apôtres, afin de goûter la flamme et la ferveur qu'ils ont vécue, à proximité immédiate du Christ. Le Typikon exprime une tradition de ce type - bien que personne ne prétende que les complexités liturgiques qu'il présente existaient au temps des Apôtres ! Cependant, les éléments fondamentaux de l'Office divin remontent réellement aux temps apostoliques.

2) Le Typikon est un rempart utile contre la sécularisation qui imprègne l'ensemble de notre monde contemporain. Les saints Pères qui ont composé les règles liturgiques, avaient un sens éminent de la transcendance divine. Toute prière, pour être authentique, présuppose un sens de Dieu. La prière ne se réduit pas à un rite de fraternité ni à une simple activité communautaire. La prière se projette dans l'infini, au-delà des limites étroites de notre monde visible.

3) La prière liturgique est un remède efficace contre l'hyper-individualisme, qui est une deuxième caractéristique de notre temps, où tout le monde a le nez sur l'écran de son téléphone portable… En priant liturgiquement au sein de l'Église, notre prière franchit à la fois les limites de l'espace est celles du temps. Notre prière porte sa miraculeuse efficacité en des points très éloignés de notre terre, et même du Cosmos. En priant, nous sommes en pleine communion avec ceux qui ont vécu des siècles avant nous, avec nos contemporains, et avec ceux qui nous suivront dans le temps. Nous ne sommes pas prisonniers de l'instant fugace qui s'échappe, au moment même où nous le vivons.

4) Le Typikon nous prémunit contre le « gonflement de l'Ego » qui se produit trop souvent quand quelqu'un invente sa propre tradition. Dans le cas d'une tradition auto-créée, souvent nous assistons au spectacle plutôt affligeant de quelqu'un dont tous les gestes suggèrent : « regardez, c'est moi ! », présentant un mélange plutôt incongru d'éléments disparates, choisis parce qu'ils sont jolis ou plaisants. Dans les cas extrêmes de « gonflement de l'Ego », la personne n'accepte ni texte ni mélodie qu'elle n'ait d'abord composé ou corrigé elle-même… Généralement, le spectacle est plus qu'incertain.

Le Typikon a-t-il un caractère normatif ?

Il faut savoir que le Typikon est une œuvre maximaliste. Le Typikon nous désigne un idéal qui - en réalité - ne peut être réalisé que dans les grands monastères historiques et nationaux, qui bénéficient des moyens nécessaires pour réaliser l'œuvre liturgique dans toute son ampleur. Ce n'est pas parce que le Typikon montre TOUT, qu'il faut faire tout ! Chacun réalisera l'œuvre liturgique selon ses possibilités, ses moyens, et ses besoins spirituels. L'Église, dans sa sagesse séculaire, sait qu'il faut placer la bare très haut pour parvenir - en bout de ligne - à ce que les êtres humains fassent un petit minimum… Si l'Église a le malheur de vouloir « s'adapter au niveau des gens » - en très peu de temps, plus personne ne fera rien. Et chacun n'observera plus qu'une seule règle : « confort et indifférence » qui est la devise de la société sécularisée.

L'Office divin est d'une très grande flexibilité. Il peut être réalisé par un solitaire, dans une cabane au flanc d'une montagne, devant une simple croix de bois. Dans ce cas, les ecténies (prière litaniques de demandes et d'intercession) sont supprimées, et la bénédiction du prêtre, remplacée par la formule consacrée : « Par les prières de nos saints Pères… ». Rien de plus simple. Par contre, il est également possible de recréer les fastes byzantins, de sorte que l'on se demande si l'on est au ciel ou sur la terre.

Le caractère monastique du Typikon peut-il convenir pour ceux qui ne vivent pas dans un monastère ?

L'Orthodoxie - que ce soit sa théologie ou son expression liturgique - a été façonnée par des grands ascètes, poètes et mystiques - ainsi que par des éminents évêques-théologiens qui tous, étaient issus de milieux monastiques. Le Christ Lui-même, dans sa prière sacerdotale, disait ceci de ses disciples, s'adressant à son Père : « Je leur ai donné ta Parole et le monde les a pris en haine, par ce qu'ils ne sont pas du monde. (...) Ils ne sont pas du monde, comme Moi, je ne suis pas du monde » (Jn. 17 ; 14-16). Le « monde » est l'ensemble de ce que l'on appelle les « passions » - ces déterminismes biologiques et mentaux qui, lorsqu'ils prennent toute la place, réduisent puis anéantissent notre liberté.

Le retrait du « monde » doit rester une caractéristique fondamentale du comportement des Chrétiens, s'ils veulent que leur Foi soit profondément enracinée, et résiste aux tempêtes de cette vie. Réserver une partie de notre temps pour la prière, rechercher l'intériorité, ne craindre ni la solitude ni le silence extérieur - ce ne sont pas des options, mais bien des conditions fondamentales pour la croissance de notre vie intérieure et de notre connaissance de Dieu. Sur cette base, nous pourrons faire rayonner le Message divin et répandre l'Esprit-Saint en l'âme d'autrui. Le caractère « monastique » du Typikon ne marque pas les limites d'un mode de vie mais, bien au contraire, signale les conditions essentielles qu'il est nécessaire de remplir pour que notre vie en Christ soit réellement illuminée par l'Esprit-Saint, et ne soit pas seulement un décor…

Comment utiliser le Typikon ?

Le Typikon ne se suffit pas à lui-même. Il est consulté en parallèle avec l'ensemble des livres liturgiques nécessaires pour la célébration de l'Office divin. Il faut donc, d'un œil, lire le Typikon - et de l'autre, prendre connaissance des textes variables qu'il faudra psalmodier ou chanter, lors du prochain Office.

La partie du Typikon que nous présentons maintenant énonce les règles concernant la prériode du Triode, c'est-à-dire le temps préparatoire à la Fête de Pâques. La situation dans le temps de l'ensemble dépend donc totalement de la date où tombe la fête de Pâques, dans l'année en cours. C'est pourquoi nous présentons préalablement ci-dessous la structure liturgique de cette période.

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Structure de la Sainte Quarantaine

Il faut noter que trois informations importantes sont héritées de la pascalie précédente :
1) Le numéro des « Dimanches après la Pentecôte » ;
2) Le numéro (de 1 à 11) de l'Évangile de la Résurrection lu lors des Matines dominicales ;
3) Le Ton de la semaine (de 1 à 8).

Le premier signe avant-coureur du Grand Carême est le Dimanche de Zachée. Ce Dimanche n'a pas de textes liturgiques dédiés au Carême, et ne se signale que par la lecture de l'Évangile à la Liturgie.

Dans le Triode, il y a trois semaines de préparation :

1) Le Dimanche du Pharisien et du Publicain ;
2) le Dimanche du Fils prodigue.
- Du Lundi au Vendredi suivant, se déroule la Semaine de l'Apokréo (Carnaval), qui n'a pas de textes liturgique du Triode.
- le jour suivant, se célèbre le Samedi des Défunts.
3) Le jour suivant est le Dimanche du Jugement Dernier (Carnaval).

Du Lundi au Vendredi suivant, se déroule la Semaine de la Tyrophagie.
- le Samedi est dédié à la Mémoire des Saints Ascètes.

Le Dimanche suivant est le Dimanche de la Tyrophagie - appelé aussi « Dimanche de l'Expulsion d'Adam » ou « Dimanche du Pardon ».

Jour 1 : premier jour de la Sainte Quarantaine - Lundi de la Première Semaine du Grand Carême.

Le Dimanche de la Tyrophagie au soir, lors des Vêpres, au Lucernaire, on chante : « Entrant sur le stade du Carême...» (1er stichère, Ton 2) et : « Commençons le temps de ce Carême lumineux, nous adonnant aux combats spirituels...» (3ème stichère, même Ton).

De même, le Lundi matin, à Matines : « Commençons ce Carême dans la joie, rayonnants des préceptes de notre Dieu...» (sédalène du 3ème Cathisme du Psautier, Ton 2).

Il s'agit effectivement du premier jour du Grand Carême.

Les quatre premiers jours de la Première Semaine du Grand Carême, aux Grandes Complies, on lit en quatre parties - du Lundi soir au Jeudi soir - le récit de la Vie de sainte Marie l'Égyptienne.

Jours 2 à 5 : du Lundi au Vendredi de la Première Semaine du Grand Carême.

Jour 6 : Samedi de saint Théodore.

Jour 7 : Dimanche du Triomphe de l'Orthodoxie. 1er Dimanche du Grand Carême.

Jours 8 à 12 : du Lundi au Vendredi de la Deuxième Semaine du Grand Carême.

Jour 13 : Samedi des Défunts.

Jour 14 : Dimanche du Triomphe de l'Orthodoxie. 2ème Dimanche du Grand Carême.

Jours 15 à 19 : du Lundi au Vendredi de la Troisième Semaine du Grand Carême.

Jour 20 : Samedi des Défunts.

Jour 21 : Dimanche de la Croix. 3ème Dimanche du Grand Carême.

Jours 22 à 26 : du Lundi au Vendredi de la Quatrième Semaine du Grand Carême.

Jour 27 : Samedi des Défunts.

Jour 28 : Dimanche de saint Jean Climaque. 4ème Dimanche du Grand Carême.

Jours 29 à 31 : du Lundi au Mercredi de la Cinquième Semaine du Grand Carême.

Jour 32 : Jeudi du Grand Canon de saint André de Crète.

Jour 33 : Vendredi de la Cinquième Semaine du Grand Carême.

Jour 34 : Samedi de l'Acathiste.

Jour 35 : Dimanche de saint Marie l'Égyptienne. 5ème Dimanche du Grand Carême.

Jours 36 à 39 : du Lundi au Jeudi de la Sixième Semaine du Grand Carême.

Jour 40 : Vendredi de la Sixième Semaine du Grand Carême : Fin de la Sainte Quarantaine.
Le Vendredi soir à Vêpres, on chante : « Arrivés au terme des Quarante jours...» (premier stichère du Lucernaire, Ton 8).

Le jour suivant : Samedi de Lazare.

Le jour suivant : Dimanche des Rameaux.

Du Lundi au Samedi : Semaine Sainte :

- Lundi Saint.
- Mardi Saint.
- Mercredi Saint.
- Jeudi Saint.
- Vendredi Saint.

Les textes du Triode se clôturent à l'issue de l'Office de Minuit du Samedi-Saint.

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Avant-Propos

LES ORIGINES HISTORIQUES DU CARÊME

P. Néophyte Edelby - Liturgicon - Beyrouth 1960, p. 57 - 60.

1) Aux trois premiers siècles : JEÛNE PASCAL D'UNE SEMAINE

Durant les trois premiers siècles de l'Église, on n'aperçoit pas de trace du Carême proprement dit. À la fin du IIe siècle, S. Irénée, évêque de Lyon, atteste le désaccord qu'il y avait entre les Églises, non seulement sur le jour de la célébration de la Pâques, mais aussi sur le jeûne qui s'y rattachait. « Les uns, dit-il, pensaient qu'il fallait jeûner un jour, les autres deux, d'autres trois, d'autres enfin donnaient à leur jeûne une durée de quarante heures » (cité par Eusèbe, Hist. Eccl., V, 2). Le jeûne dont parle S. Irénée doit s'entendre d'un jeûne unique et ininterrompu.

Nous savons par Tertullien, qui écrit au commencement du IIIe siècle (De jeuniis, II, 13-15), que les Montanistes africains jeûnaient deux semaines par an, sauf le samedi et le dimanche, tandis que les Orthodoxes se contentaient de jeûner, d'un seul trait, le Vendredi et le Samedi Saints, les jours où précisément - l'Époux leur étant enlevé - ils devaient jeûner, selon le commandement du Seigneur (Luc 5, 35; Marc 2, 20).

À Alexandrie, vers le milieu du IIIe siècle, nous savons par une lettre de S. Denys, évêque de cette ville (+ 264) à Basilide, que le jeûne, chez les plus fervents, ne dépassait pas une semaine ; encore rares étaient-ils ceux qui le faisaient d'un trait et sans interruption.

La Didascalie, qui date sans doute de la seconde moitié du IIIe siècle, nous offre un témoignage de l'usage syrien. Elle ordonne de jeûner, « à partir du Lundi (Saint), six jours complètement jusqu'à la nuit qui suit le samedi, et cela est compté pour une semaine » (ch. XXI).

Cette fixation d'une semaine dérive apparemment de la coutume juive mentionnée par l'Exode 12, 8, et par le Deutéronome 16, 3, d'après laquelle les Hébreux, au temps de la Pâque, devaient se nourrir pendant sept jours du « pain de l'affliction ». Ainsi apparaît l'origine judaïque du jeûne chrétien. D'ailleurs, le jeûne mentionné par la Didascalie, ne comportait pas la même rigueur pour chaque jour : « Depuis... lundi, vous jeûnerez, et vous ne mangerez que du pain, du sel et de l'eau, à la neuvième heure, jusqu'au jeudi. Le vendredi et le samedi vous jeûnerez complètement et vous ne goûterez rien ».

2) Du IVème au VIème siècle : JEÛNE QUADRAGÉSIMAL DE TRENTE-SIX JOURS

C'est seulement au IVe siècle qu'on voit l'extension du jeûne pascal à une période de plus ou moins quarante jours précédant Pâques. Une période de 40 jours, dite Quadragésime, est en effet signalée par le canon 5 du Concile de Nicée (tenu en 325), mais plutôt comme temps de préparation au baptême ou à l'absolution des pénitents, ou encore comme saison de retraite, de récollection pour les fidèles vivant dans le monde. Parmi les exercices de cette période sacrée, le jeûne avait naturellement une place importante, mais non exclusive, et il différait beaucoup d'un pays à l'autre.

Le chiffre de 40 était évidemment inspiré par le souvenir des 40 jours de jeûne passés par le Seigneur dans le désert. Mais comment combiner cette quarantaine avec le « jeûne pascal » de la Semaine Sainte, déjà existant ? En second lieu, en quoi devait consister le jeûne quadragésimal ? À ces deux questions, les Églises chrétiennes répondirent très diversement.

En Orient, on observait généralement sept semaines de jeûne, étant entendu que le dimanche et le samedi (sauf le Samedi-Saint) de chaque semaine ne comportaient pas l'abstinence quadragésimale. Ainsi la somme totale des jours consacrés au jeûne ne s'élevait qu'à 36.

C'est à Jérusalem, vers la fin du IVe siècle, que la pèlerine espagnole Ethérie nous signale un usage qui permettait d'atteindre le nombre « quarante » tout en continuant à rompre le jeûne le samedi et le dimanche. Le Carême y durait huit semaines. Ainsi le jeûne quadragésimal durait bien 40 jours, et le jeûne du Samedi-Saint, pris à part, continuait le jeûne pascal proprement dit.

À Alexandrie, on conservait aussi la distinction entre le Carême (Quadragésime ou Quarantaine, qui est une période sacrée de 40 jours) et le jeûne pascal qui commençait le Lundi-Saint, mais on réduisait les deux périodes à six semaines. Il en était de même à Rome, au Ve siècle. Les « 40 jours », en ce cas, ne doivent pas être pris à la lettre, mais considérés comme un chiffre rond, comprenant même les jours où (p. ex. dimanche et samedi), selon la coutume ancestrale, le jeûne était rompu. Cependant, il faut dire qu'à Rome, dès le Ve siècle, on jeûnait même le samedi, mais pas le dimanche.

En quoi consistait ce jeûne ? Il ne comportait primitivement qu'un seul repas par jour, pris vers le soir ou à None, c'est-à-dire vers trois heures de l'après-midi. Ainsi, le repas qui, chez les Anciens, se prenait habituellement à la cinquième heure, soit 11 heures du matin, se trouvait de la sorte retardé de plusieurs heures, ici de 4, là de 5 ou 6 heures.

La rigueur ne portait pas seulement sur la durée de l'abstinence, mais encore sur la nature des aliments permis. La chair des animaux était absolument interdite. À Antioche, on se privait même des oiseaux et des poissons ; ailleurs, on en prenait sous prétexte que, d'après Moïse, oiseaux et poissons tirent de l'eau leur origine. Des chrétiens plus fervents se privaient même des œufs.

Donc, sauf exception, pain, légumes, sel : tel paraît avoir été le régime alimentaire des fidèles pendant le Carême primitif : même le dimanche et le samedi - jours où l'on ne jeûnait pas - quelques-uns d'entre eux s'en tenaient au pain et à l'eau. Le Concile de Laodicée (IVe siècle), au canon 50, recommande la xérophagie pour tout le Carême; et le Concile In Trullo de 692, au canon 56, renouvelle la défense de manger des œufs et du laitage. Était également interdit l'usage du vin, considéré comme incompatible avec le jeûne.

La Semaine-Sainte fut toujours distinguée du reste du Carême, par une abstinence plus rigoureuse. On se rappelle le texte des Constitutions Apostoliques : « Du lundi au samedi (de la Semaine-Sainte), pendant six jours, il faut jeûner : les quatre premiers jours vous jeûnerez jusqu'à None ou même jusqu'au soir, si votre santé vous le permet, et en rompant le jeûne vous n'userez que de pain, de sel, de légumes secs et d'eau. Le vendredi et le samedi, vous ne prendrez absolument aucune nourriture et ne romprez votre jeûne que le dimanche au chant du coq ; si quelques uns ne peuvent supporter cette épreuve, qu'ils jeûnent au moins du samedi au dimanche ».

3) Aux VIIème et VIIIème siècles : JEÛNE QUADRAGÉSIMAL DE QUARANTE JOURS

Mais il y avait une sorte d'illogisme à appeler Carême ou « Quarantaine » un jeûne qui ne durait que 36 jours. À Jérusalem, on l'a vu, l'Église avait essayé de faire concorder la chose avec le nom, en ajoutant une semaine au Carême. Ailleurs, pour légitimer le nombre 36, on se contentait de lui en chercher une signification symbolique, et l’on n'eut pas de peine à la trouver. Le jeûne de 36 jours (il faudrait dire: de 36 jours 1/2, car le jeûne du Samedi-Saint se prolongeait jusqu'à l'aurore du dimanche de Pâques) serait comme la dîme (c'est-à-dire la dixième partie offerte à Dieu) des 365 jours de l'année. Mais de telles combinaisons ne pouvaient satisfaire les esprits. Aussi, pour se conformer à la logique du langage et pour imiter plus entièrement la quarantaine du Sauveur, finit-on par ajouter quatre jours au Carême.

Ce fut au cours du VIle siècle que l'Église d'Orient, imitant la pratique de Jérusalem, ajouta une semaine supplémentaire - la huitième avant Pâques - appelée semaine du Laitage ou de la Tyrophagie, au cours de laquelle on jeûnait mercredi et vendredi, comme si l'on était en Carême : pour compléter le nombre 40, il faut, par une sorte de fiction, compter dans le Carême le jeûne des Paramonies ou Vigiles de Noël et de l'Épiphanie. Mais, déjà, la semaine du Laitage - où la viande est interdite - fait en quelque sorte partie du Carême, par l'abstinence de viande qu'elle impose.

Une autre façon de voir considère la Quarantaine achevée avec le vendredi de la 6e semaine du Carême. En effet, 40 jours se sont écoulés depuis le lundi de la 1ère semaine du Carême, en comptant les samedis et les dimanches. C'est une Quarantaine, mais pas nécessairement de jeûne. Cette façon de compter met à part les jours de la Grande Semaine qui sont précisément la célébration du Mystère de la Rédemption et non point sa préparation.

4) Aux IXème et Xème siècles : ADDITION DE DEUX AUTRES SEMAINES

C'est de Constantinople que vint l'addition de deux autres semaines et - semble-t-il - en deux étapes : jusqu'au Xe siècle, le Triode commence au « dimanche qui précède le Carnaval » par la lecture de l'Évangile de l'Enfant Prodigue ; puis, à partir du Xe siècle, le dimanche du Pharisien et du Publicain constitue le début des offices du Triode, comme c'est encore l'usage aujourd'hui.

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Pour une meilleure compréhension du texte du Typikon, les Notes sont ajoutées en BLEU.

Les citations de textes AUTRES que celui du Typikon apparaissent en VERT.


Triode c’est-à-dire Canons à trois Odes
en l’honneur du Seigneur Dieu
à accomplir selon son ordonnance

Traduit par le P. Georges Leroy
Les citations des textes liturgiques proviennent des traductions du P. Denis Guillaume

D'après l'édition synodale de 1901 - en l'an 7421 après la Création du monde - d'après le calendrier julien, comme il est écrit à l'avant-dernière ligne de la Dédicace, en fin de volume (7409, suivant le calendrier grégorien : 1901 + 5508).

Cliquer ci-dessous, pour vous retrouver aux points correspondants du texte :

Dimanche du Publicain et du Pharisien.
Dimanche du Fils Prodigue.
Samedi des Défunts - de la semaine du Jugement (Carnaval).
Le Dimanche du Jugement (Carnaval - Apokréo).
Le Dimanche du Jugement, à Vêpres.
Le Lundi de la Tyrophagie, à Matines.
Le même Lundi, à Vêpres.
Le Mardi de la Tyrophagie, à Matines.
Le même Mardi, à Vêpres.
Le Mercredi de la Tyrophagie.
En ce même Mercredi de la Tyrophagie.
Le jeudi de la Tyrophagie.
Le Vendredi de la Tyrophagie à Vêpres.
Le Samedi des saints Ascètes.
Ce même Samedi à Matines.
Dimanche de la Tyrophagie : expulsion d'Adam (Dimanche du Pardon).
En ce même Dimanche de la Tyrophagie à Vêpres


Le Dimanche, lors duquel se lit le sacré et saint Évangile
comprenant la Parabole du Publicain et du Pharisien.

Folio 332.

Le Samedi soir, aux Petites Vêpres. Stichères de la Résurrection et de la Mère de Dieu, comme d’habitude. Aux Grandes Vêpres, après le psaume initial, on chante : Heureux l’homme – tout le premier cathisme. À Seigneur, je crie vers Toi, on établit dix stichères : on chante trois stichères de la résurrection de l’Octoèque ; quatre stichères anatoliens ; deux stichères idiomèles du Triode, répétant deux fois le premier, Ton 1 : Frères, ne prions pas à la manière du Publicain – puis chantant sur le même Ton : Le Pharisien, vaincu par sa vanité. Gloire, Ton 8 : Seigneur tout-puissant, Et maintenant : le théotokion du Ton 1 courant.

À la Litie, stichères de l’église (dédicace). Gloire, troisième Ton : Du Publicain et du Pharisien – Et maintenant : théotokion dominical du même Ton. Aux Apostiches, les stichères alphabétiques de l’Octoèque. Gloire, Ton 5 : À cause de mes péchés, mes yeux sont lourds. Et maintenant, Théotokion, même Ton : Ô Vierge toute-sainte, tu es le Temple, la porte, le palais. Tropaire : Vierge Mère de Dieu, réjouis-toi. Chanté trois fois.

Ensuite se célèbre l’Artoclasia, et la distribution – et la lecture assez longue en les lettres apostoliques. (S’il n’y a pas de Vigiles, après Maintenant, Seigneur, on chante le tropaire de la Résurrection, Gloire – et maintenant, et son théotokion. À Complies, après Il est digne en vérité et le Notre Père, le martyrikon du Triode. On fait de même pour le dimanche du Fils Prodigue, du Jugement et de la Tyrophagie).

Note :
On saura que, lorsqu’il survient une occurrence de la mémoire d’un Saint avec ce dimanche et celui du Fils Prodigue, on le célèbre vendredi à Complies, pourvu que l’on n’y célèbre pas la mémoire d’un autre Saint important.

À Matines après l’Hexapsalme, Le Seigneur est Dieu, selon le Ton de l’Octoèque, et l’on chante le tropaire de la Résurrection, deux fois. Gloire, et maintenant. Et le thétokion, une fois – et la lecture des Cathismes habituels. Sédalènes (cathismes poétiques) de l’Octoèque, et lecture du Commentaire de l’Évangile de Luc, au jour désigné : deux hommes entrant dans l’église… et les autres paroles relatives à la fête. Après les tropaires des irréprochables [ps. 118], Le Chœur des Anges – hypakoï, Anavathmi et prokimenon du Ton. Que tout souffle… et l’Évangile de la Résurrection. Psaume 50. Gloire, Ton 8 : Ouvre-moi les portes de la pénitence. Et maintenant, théotokion : Conduis-moi sur le chemin du Salut, et ensuite, Ton 6 : Aie pitié de moi, ô Dieu – me souvenant de la multitude de mes mauvaises actions.

Ensuite, le diacre ou le prêtre dit la prière : Sauve, ô Dieu, ton peuple. – et nous, 40 fois Kyrie Eleison. Ensuite le Canon de la Résurrection de l’Octoèque avec l’Hirmos, sur 4 ; de la Croix et de la Résurrection sur 2 ; du Triode sur 6, Ton 6, œuvre de Georges. Catavasia : Ma bouche s’ouvrira. Après la 3ème Ode, sédalène (cathisme poétique) Ton 4. Podobène Skoro predvari : Il fut élevé par son abaissement, Gloire, Il fut élevé par son abaissement, le Publicain, et maintenant, théotokion : Ô Vierge, empresse-toi.
Après la 6ème Ode,

Kondakion, Ton 3. Podobène « La Vierge en ce jour » :

Pécheurs, comme le Publicain implorons le Seigneur. Il est notre Maître, prosternons nous devant Lui. Car Il veut le salut de tous les hommes et donne l'absolution à ceux qui se repentent. Il s'est incarné pour nous, Dieu avec le Père sans commencement.

Note :
Et l’Ikos. Et on lit le Prologue, ou le Synaxaire. [ De la sorte le Prologue doit être lu avant, car c’est ce qu’on lit d’habitude, et ensuite le Synaxaire du Triode, de même jusqu’au Dimanche de Tous les Saints. ] Après la neuvième Ode, Exapostilaire de la Résurrection - Gloire, du Triode, Podobène « Co outcheniki » : Rejetons l’orgueil du Pharisien. Et maintenant, théotokion. Podobène : « Tvorets sozdania ».

À Laudes, 4 sitchères de l’Octoèque et quatre stichères idiomèles du Triode - Ton 1 : Frères, ne prions pas à la manière du Publicain – et : Le Pharisien, vaincu par sa vanité – textes figurant aux Vêpres.

Folio 333.

Puis du Ton 3, avec les versets : 1) Lève-Toi, Seigneur mon Dieu – puis le stichère : Du Pharisien au Publicain. 2) Je Te rends grâces, Seigneur. – La voix hautaine du Pharisien. Gloire, Ton 8 : Se vantant de ses actions. Et maintenant, Tu es toute-bénie, Mère de Dieu.

Grande Doxologie. Après le Trisagion, Tropaire de la Résurrection uniquement. Ecténie et Congé. Litie habituelle dans le Narthex, lors de laquelle on chante : gloire, et maintenant, avec le stichère de la Résurrection correspondant à l’Évangile de Matines (Éothinon), puis lecture de Prime. À Prime, tropaire de la Résurrection. Après le Trisagion, Kondakion du Triode.

Note :
Il convient de savoir que puisque tous les onze stichères de la Résurrection correspondant à l’Évangile de Matines (Éothina) sont chantés au dimanche occurrent, et donc également jusqu’au dimanche de tous les Saints, ce stichère se chante dans le Narthex, lors des Lities de Matines.

Note :
On saura que, à partir de ce dimanche, commence la lecture au Narthex, après le Congé de la Litie, des Enseignements de notre saint Père Théodore Studite. Si l’higoumène est présent, il se charge de la lecture ; si ce n’est pas le cas, la lecture est effectuée par l’ecclésiarque, se tenant de façon à favoriser l’écoute attentive des frères. [Après la fin de la lecture, on dit le tropaire de notre vénétable Père Théodore, Ton 8 : Guide de l’Orthodoxie, maître de sainteté ] puis on dit le Congé.

À la Liturgie, « Bienheureux » (tropaires intercalés dans les Béatitudes) de l’Octoèque sur 6 ; ceux de l’Ode 6 du Canon du Triode sur 4. Après l’Entrée, tropaire de la Résurrection - de la Dédicace si l’église est dédiée à la Mère de Dieu ou à un Saint. Ensuite, Gloire du Triode ; Et maintenant, théotokion de la Dédicace si l’église est dédiée à la Mère de Dieu. Et si l’église n’est pas dédiée à la Mère de Dieu : Gloire, Kondakion du Saint auquel est dédiée l’église ; Et maintenant, théotokion du Triode. Si l’église est dédiée au Christ, on ne dit ni le tropaire, ni le kondakion de la Dédicace. Prokimenon du Ton. Épître à Timothée, Péricope 296 : Mon enfant Timothée, tu m’as suivi dans mon enseignement. Alleluia du Ton. Évangile de Luc, Péricope 89 : Le Seigneur dit cette parabole : deux hommes montèrent au Temple. Chant de Communion : Louez le Seigneur du haut des Cieux.

Note :
On saura que, en ce qui concerne le jour de la lecture de l’Épître et de l’Évangile, le Samedi, en premier lieu on lit ceux du Samedi, puis ceux du Saint, jusqu’au Dimanche de Tous les Saints.

Note :
Il convient de savoir qu’en cette semaine, « ceux qui sont éloignés de la sagesse » observent le jeûne appelé artsibouriev. Ainsi, nous les Moines en ces jours – ceux du mercredi et du vendredi – mangeons du fromage et des œufs, à la neuvième heure. Les laïcs mangent de la viande, se détournant ainsi de la doctrine d’une telle hérésie.

Commentaire : Cette règle a été édictée par opposition avec le jeûne pratiqué pendant cette période par l’Église arménienne. Pendant cette semaine, les rideaux de l'autel des Églises arméniennes orthodoxes sont fermés, la Divine Liturgie est célébrée à l'abri du regard des fidèles et l'Eucharistie n'est pas distribuée.

Si l’on célèbre la fête de la Sainte Rencontre du Seigneur, lors du Samedi du Jugement (du Carnaval - Apokreo), l’Office des Défunts est célébré tout entier à l’ossuaire, soir et matin. S’il n’y a pas d’ossuaire, l’Office des Défunts est célébré lors du samedi précédant le Dimanche du Fils Prodigue ; au Samedi du Jugement (du Carnaval - Apokreo), seul l’Office de la fête est célébré.


Le Dimanche, lors duquel se lit le sacré et saint Évangile
comprenant la Parabole du Fils Prodigue.

Le Samedi soir, aux Petites Vêpres. Stichères de la Résurrection et de la Mère de Dieu, comme d’habitude. Aux Grandes Vêpres, après la stichologie habituelle, à Seigneur, je crie vers Toi, stichères sur 10 : trois stichères de la Résurrection, trois anatoliques et trois du Triode ; répétant les stichères suivants, Ton 1 : En une terre d’innocence – Frères, reconnaissons (les deux premiers stichères de la Résurrection). Gloire, Ton 2 : De quels biens me suis-je privé. Et maintenant : théotokion du premier Ton.

Entrée. Lumière Joyeuse, Prokimenon : Le Seigneur règne. À Litie, après le stichère habituel de la Dédicace, Gloire, Ton 4 : Compatissant, reçois-moi comme le Fils prodigue ; j’ai passé toute ma vie dans l’insouciance ; ô Père, j’ai gaspillé les richesses que Tu m’avais données ; ô Dieu, accueille-moi et aie pitié de moi. Et maintenant : Considère ma prière.

Aux Apostiches, stichères alphabétiques de l’Octoèque. Gloire, Ton 6 : J’ai dilapidé le trésor que mon père m’avait donné. Et maintenant. Mon créateur et mon libérateur. Apolytikion : Vierge Mère de Dieu, réjouis-toi, trois fois, et la suite de la célébration des Vigiles, comme d’habitude.

À Matines, après Le Seigneur est Dieu, tropaire de la Résurrection deux fois, et théotokion. Cathismes habituels et sédalènes (cathismes poétiques). Ensuite lecture dans le Commentaire de Luc sur la parabole du Fils Prodigue et autres commentaires festifs. Polyéléos, avec les deux psaumes habituels. Avec eux, on chante aussi le troisième psaume : Sur les fleuves de Babylone, avec le bel Alleluia, et la lecture. Anavathmi, et prokimenon du Ton. Que tout souffle. Évangile de Matines ; ensuite, Gloire, Ton 8 : Ouvre-moi les portes de la pénitence. Et maintenant, théotokion.

Folio 334.

Podobène « na spasenia stesi ». Aussi sur le Ton 6 : Aie pitié de moi, ô Dieu ; Me souvenant de la multitude de mes mauvaises actions – texte figurant au même endroit au Dimanche du Publicain. Et prière : Sauve, ô Dieu, ton peuple. Canon de la Résurrection avec l’hirmos, sur 4 ; 2 de la Croix et de la Résurrection ; 2 de la Mère de Dieu – et Canon du Triode, Ton 2, sur 6. Catavasia : Chante, ô mon âme, le cantique de Moïse. Après la troisième Ode, sédalène (cathisme poétique) Ton 1. Podobène « Ta sépulture » : Seigneur, hâte-toi de m’ouvrir tes bras paternels. Gloire : le même. Et maintenant. Podoben « Ô Vierge inépousée ». Après la 6ème Ode :

Kondakion, Ton 3. Podobène « La Vierge en ce jour ».

M’étant sevré de la gloire paternelle, * j’ai dépensé les richesses que tu m’avais données, * c’est pourquoi je fais monter vers toi * la confession du Fils prodigue : * J’ai péché contre le ciel et contre toi, * ô Père de miséricorde, accueille-moi repentant, * et traite-moi, Seigneur, comme l’un de tes serviteurs.

Ensuite, l’Ikos, puis on lit le Synaxaire. Après la 9ème Ode, Exapostilaire de l’Octoèque, puis celui que l’on trouve dans le Triode. Podobène « Femmes, écoutez » : Le trésor de grâce que tu m’avais donné. Gloire – cet autre : Podobène « Rasotchich bogatstvo – Tes richesses, je les ai dilapidées ». Et maintenant, théotokion. Podobène « Sviataia Materi Devo – Sainte Vierge et Mère de Dieu ». À Laudes, stichères de l’Octoèque : 4 de la Résurrection, et 1 stichère anatolique. Et 3 stichères idiomèles du Triode, Ton 2, Du Fils Prodigue, je t'offre, Seigneur, la confession, avec les versets habituels. Gloire, Ton 6 : Père de tendresse. Et maintenant. Tu es toute-bénie.

Grande Doxologie. Après le Trisagion, Tropaire de la Résurrection, Ecténie et Congé. Ensuite la Litie habituelle, lors de laquelle on chante Gloire - et maintenant, puis le stichère de l’Évangile (Éothinon) ; on lit la prédication et l’Heure de Prime, dans le Narthex. Aux Heures, on dit le tropaire et le Kondakion du Triode – même disposition que ce qui est écrit pour le Dimanche du Publicain - et l’on fait le Congé.

À la Liturgie, « Bienheureux » (tropaires intercalés dans les Béatitudes) de l’Octoèque sur 6 ; ceux de l’Ode 6 du Canon du Triode sur 4. Après l’Entrée, tropaire et kondakion du Triode – comme on l’a dit : même disposition, comme nous l'avons dit - que ce qui est écrit pour le Dimanche du Publicain. Prokimenon de l’Apôtre selon le Ton. Lecture de la première épître du saint Apôtre Paul aux Corinthiens, Péricope 135. Frères, tout m’est permis. Alleluia du Ton. Évangile de Luc, Péricope 79. Un homme avait deux fils. Chant de Communion : Louez le Seigneur du haut des Cieux.

Note :
Il faut savoir qu’en cette semaine du Jugement (Carnaval - Apokréo), il n’y a pas « Alleluia ». À Matines, on omet un Cathisme du Psautier, et on le dit à Vêpres. Il n’y a pas « Alleluia » aux Heures intermédiaires, et le Canon de prière à la Mère de Dieu est chanté à Complies ; il s’agit des Petites Complies. On fait de même lors de la Semaine de la Tyrophagie, sauf le Mercredi et le Vendredi. En ce qui les concerne, consulter l’Ordo. On lit en les jours de cette semaine à Matines les œuvres de Marc, les chapitres 40 et 50, commençant par : Mes enfants, à votre égard mon cœur se réjouit.


Le Samedi du Jugement (Carnaval – Apokreo)
nous faisons mémoire de tous nos Pères et Frères défunts, au fur des siècles.

Le Vendredi soir, après le Psaume initial et le Cathisme habituel, à Seigneur, je crie vers Toi, on chante 6 stichères : 3 martyrika de l’Octoèque selon le Ton occurrent et 3 stichères du Triode, Ton 8. Podobène « Vo Edeme raï – en le Paradis de l’Eden » Fidèles, faisons mémoire en ce jour de tous les fidèles défunts qui depuis les siècles se sont endormis. Gloire, Ton 8. Je pleure et me lamente. Et maintenant, théotokion Ton 1.

À la place du prokimenon, on chante l’Alleluia, selon le Ton 8. Verset : Heureux, ceux que Tu as élus. Verset : Leurs âmes jouiront. Aux Apostiches, martyrikon du Ton, et deux stichères pour les Défunts, de Jean Damascène. Nous chantons les refrains cités ci-dessus : Heureux, ceux que Tu as élus, et : Leurs âmes jouiront. Gloire, Ton 6 : Par ton Verbe créateur, Tu m’as permis de naître et d’exister. Et maintenant, même Ton : Ô Christ, par les prières de celle qui T’enfanta. Cantique de Syméon : Maintenant, Seigneur.

Tropaire, Ton 8 : Abîme de sagesse qui aimes les hommes et diriges toutes choses en vue du salut, * unique Créateur dont chacun reçoit ce qui lui convient, * accorde le repos, Seigneur, aux âmes de tes serviteurs, * car leur espoir repose en Toi, * notre Auteur, notre Créateur et notre Dieu.

Gloire, et maintenant, théotokion même Ton : Tu es notre rempart et notre havre de salut, * la plus sûre médiatrice auprès du Dieu que Tu conçus, * Vierge Mère de Dieu, tu es le salut des Chrétiens.

Folio 335.

Ecténie, et Congé. Après le pardon vespéral, on fait la pannychide pour les Défunts. Et on chante le Canon ordinaire, sur le Ton des Défunts. À Complies, après Il est digne, Kondakion : Fais reposer avec les Saints. À Matines, après l’Hexapsalme, Alleluia, selon le Ton 8. Premier verset : Heureux, ceux que Tu as élus, ceux que Tu as pris, Seigneur, avec Toi. Deuxième verset : Leur souvenir demeure d’âge en âge. Troisième verset : Leurs âmes séjournerons dans le bonheur. Tropaire : Abîme de sagesse – deux fois. Gloire, et maintenant. Théotokion : Tu es notre rempart et notre havre de salut. Et le cathisme habituel ; sédalène (cathisme poétique) de l’Octoèque. On lit le texte sur les défunts, en la première épître aux Corinthiens.

On chante ensuite les « irréprochables » (neporotchni – enkomia, le Ps. 118) en deux stances, avec le refrain : Tu es béni, Seigneur, sur le Ton 5. L’Alleluia final n’est pas chanté, mais on chante la conclusion : Si ta loi n’eût fait mes délices - 3 fois. Ensuite, on dit l’ecténie :

Encore et sans cesse, en paix prions le Seigneur.

Le chœur : Kyrie eleison - 1 fois.

Nous prions le Seigneur pour le repos de l'âme des serviteurs de Dieu nos ancêtres, pères et frères, les chrétiens orthodoxes enterrés ici et partout ailleurs, et pour que leur soient remises toutes leurs fautes, volontaires et involontaires.

Le chœur : Kyrie eleison - 1 fois.

Afin que le Seigneur notre Dieu établisse leur âme là où les justes jouissent du repos..

Le chœur : Kyrie eleison - 1 fois.

Demandons au Christ, notre Roi immortel et notre Dieu, de leur accorder la miséricorde divine, le pardon de leurs fautes et le royaume des cieux..

Le chœur : Accorde, Seigneur.

Le prêtre : Prions le Seigneur. Nous : Kyrie eleison - 40 fois, à voix douce. Le prêtre dit la prière : Dieu des esprits et de toute chair. Et l’ekphonèse : Car tu es la résurrection.

Ensuite le chœur de droite chante la deuxième stance : Je T’appartiens, sauve-moi. Avec le refrain : Sauveur, sauve-moi. À la fin : Que vive mon âme pour Te louer - 3 fois. Après les « irréprochables » (neporotchni – enkomia), leurs tropaires, Ton 5. Verset : Tu es béni, Seigneur. – les Saints ont trouvé la source de vie. Et la suite.

On dit l’ecténie pour les défunts telle qu’indiquée ci-dessus, et après l’ekphonèse, le sédalène (cathisme poétique) Ton 5 : Avec les justes, Dieu Sauveur. Gloire et maintenant, et le théotokion : Ô Christ notre Dieu, qui de la Vierge est sorti.

On psalmodie selon « Gospodivi poiem ».

On chante le Canon du Saint du Monastère, avec l’hirmos, sur 6 ; et celui du Triode sur 8, Ton 8. Catavasia : Peuple, chantons pour notre Dieu. À la deuxième Ode, on chante le Canon du Triode, sur 8. Refrain : Fais reposer. Les versets sont dits autant de fois qu’il est nécessaire. Mais s’il s’agit du deuxième Cantique du Psautier, ce ne sont pas ces refrains que l’on dit, mais d’autres versets. Après la troisième Ode, ecténie habituelle et sédalène du Triode (Cathisme poétique), Ton 5. Podobène : « Sobesnatchalnoïe : Pour nous, Sauveur, Tu souffris la mort sur la Croix ». Gloire – le même. Et maintenant, théotokion : Hâte-toi de nous porter secours et protection. Et lecture. Après la sixième Ode, ecténie, Fais reposer, comme cela a été indiqué.

Voici le kondakion, Ton 8 : Fais reposer parmi les Saints, * ô Christ, l’âme de tes serviteurs * en un lieu d’où sont absents la peine, la tristesse, les gémissements, * mais où se trouve la Vie éternelle.

Et l’ikos. Puis on lit le Synaxaire. Après la neuvième Ode, ecténie habituelle. Ensuite l’Exapostilaire : Ô Dieu, Tu es le Maître des morts et des vivants. Gloire. Seigneur, fais reposer tes serviteurs. Et maintenant. Marie, divine épouse.

À Laudes, stichères du Triode sur 4, Ton 8. Podobène : « Bo Edeme raï – en le Paradis de l’Eden ». Venez, tous les fidèles, considérons avant la fin. Gloire, Ton 2. Comme une fleur se fane. Et maintenant. Réjouis, toi, Marie, Mère de Dieu. Ensuite l’ecténie : Complétons notre prière au Seigneur. Après, aux Apostiches des Défunts de l’Évêque Théophane, Ton 6, de l’Octoèque. Gloire, même Ton. Adam fut saisi de douleur. Et maintenant. Tu es notre Dieu. Après : Il est bon de rendre grâce au Seigneur. Trisagion. Après le Notre Père, tropaire : Abîme de sagesse. Gloire, et maintenant : Tu es notre rempart et notre havre de salut. Et après l’ecténie habituelle, le prêtre dit : Que vous bénisse celui qui est béni… et la suite. Ensuite, on dit Prime, puis le Congé.

Aux Heures, on dit le tropaire et le kondakion Fais reposer.

À la Liturgie, « Bienheureux » du Triode de la troisième Ode, et de la sixième. Après l’Entrée, tropaire : Abîme de sagesse. Gloire. Kondakion : Fais reposer. Et maintenant : Tu es notre rempart et notre havre de salut. Prokimenon Ton 6 : Leurs âmes jouiront du repos bienheureux. Verset : Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme, vers toi, mon Dieu.

Folio 336.

Apôtre en les Corinthiens, Péricope 146 : Frères, tout m’est permis. Autre épître pour les Défunts, aux Thessaloniciens, Péricope 270 : Frères, nous ne voulons pas que vous soyez dans l’ignorance. Alleluia, Ton 6. Heureux ceux que tu as élus. Évangile du jour, selon Luc, Péricope 105 : Le Seigneur dit : prenez garde à ne pas vous laisser abuser. Autre Évangile, de Jean, Péricope 16 : Le Seigneur dit aux Juifs venus près de lui. Chant de Communion : Heureux ceux que tu as élus.

Note :
Il faut savoir que cette célébration s’accomplit de façon identique lors des samedi de la Sainte Quarantaine.

S il y a occurrence entre la célébration du Samedi la fête de la dédicace d’une église dédiée à un Saint - ou occurrence avec la fête de ce Saint, la célébration (du Samedi) se fait uniquement à l’Ossuaire - et à l’église, on chante l’Office de la dédicace.


Le Dimanche du Jugement
(Carnaval – Apokreo).

Le Samedi soir, aux Petites Vêpres. Stichères de la Résurrection et de la Mère de Dieu, comme d’habitude. Aux Grandes Vêpres, après la stichologie habituelle, après le psaume initial, on chante : Heureux l’homme, tout le cathisme. À Seigneur, je crie vers Toi, on établit dix stichères : trois stichères de la Résurrection, trois anatoliens et du Triode, quatre idiomèles, Ton 6. Podobène « vsiou otlojivche ». Lorsque Tu viendras. Gloire, Ton 8. Lorsque les trônes seront érigés. Et maintenant. Théotokion Ton 1. Entrée. Prokimenon du jour. À la Litie, stichères de l’église (dédicace). Gloire, Ton 7 : Connaissant les préceptes du Seigneur. Et maintenant : Vierge souveraine, nous trouvons refuge sous ta protection. Aux Apostiches, les stichères alphabétiques de l’Octoèque. Gloire, Ton 8 : Hélas, ô mon âme avilie. Et maintenant, Théotokion, même Ton : Ô Vierge inépousée. Après le Trisagion, Tropaire : Vierge Mère de Dieu, réjouis-toi. Chanté trois fois. Ensuite se célèbre l’Artoclasia, comme de coutume, et la lecture.

À Matines, après Le Seigneur est Dieu, tropaire de la Résurrection, deux fois ; et le théotokion, une fois – et la lecture des Cathisme habituels. Sédalènes (cathismes poétiques) de l’Octoèque, avec leurs théotokia. Lecture du Commentaire de l’Évangile de Mathieu, commençant par : Terrible est ce jour. Polyéléos, hypakoï du Ton et lecture des textes de la fête – et la suite, telle qu’elle a été décrite plus haut (Polyéléos, avec les deux psaumes habituels. Avec eux, on chante aussi le troisième psaume : Sur les fleuves de Babylone, avec le bel Alleluia, et la lecture. Anavathmi, et prokimenon du Ton. Que tout souffle. Évangile de Matines ; ensuite, Gloire, Ton 8 : Ouvre-moi les portes de la pénitence. Et maintenant, théotokion. Podobène « na spasenia stesi ». Aussi Ton 6 : Aie pitié de moi, ô Dieu ; Me souvenant de la multitude de mes mauvaises actions – texte figurant au même endroit au Dimanche du Publicain. Et prière : Sauve, ô Dieu, ton peuple. Anavathmi du Ton.

Prokimenon, Évangile de la Résurrection, et la suite. Canon de la Résurrection avec l’Hirmos, sur 4 et de la Mère de Dieu, sur 2, et du Triode, Ton 6 sur 8. Catavasia : Le Seigneur est mon secours, ma protection. Après la 3ème Ode, sédalène (cathisme poétique) du Triode, Ton 6. Je pense au jour terrible de ton jugement. Gloire, Dans la vallée des larmes. Et maintenant. Espérance du monde. Et lecture. Après la 6ème Ode :

Kondakion, Ton 1. Lorsque tu viendras dans ta gloire, sur la terre, ô notre Dieu, * la création entière tremblera, * un fleuve de feu coulera devant ton tribunal, * les livres seront ouverts et les secrets manifestés ; * en ce jour délivre-moi du feu qui ne s’éteint * et rends-moi digne de me tenir à ta droite, * juste juge et équitable.

Et l’Ikos. Et on lit le Synaxaire. Après la neuvième Ode, Exapostilaire de la Résurrection et du Triode, Podobène « Co outcheniki vzydem » : Songeant au jour terrible du Jugement. Gloire. Voici venir le jour. Et maintenant. Je pense à l’heure du Jugement.

À Laudes, 4 stichères de la résurrection, de l’Octoèque ; un stichère anatolien, et 4 stichères idiomèles du Triode - Ton 6, idiomèles. Verset : Que tout souffle loue le Seigneur ; Stichère : Je médite sur ce terrible jour. Verset : Je Te rends grâces, Seigneur, de tout mon coeur ; Stichère : Quelle crainte règnera ce jour-là. Verset : Lève-toi, Seigneur mon Dieu, et dresse ta main ; Stichère, Ton 8 : Daniel le prophète. Verset : Ressuscite, Seigneur mon Dieu ; Stichère, Ton 1 : Frères, purifions-nous. Gloire. On répète le mème stichère. Et maintenant. Tu es toute-bénie, Mère de Dieu.

Grande Doxologie. Après le Trisagion, Tropaire de la Résurrection. Ecténie et Congé, puis la sortie habituelle dans le Narthex. Gloire, et maintenant, avec le stichère de la Résurrection correspondant à l’Évangile de Matines (Éothinon), ensuite l'enseignemnt du Studite (Théodore Studite, moine du Stoudion), puis lecture de Prime. À Prime, tropaire de la Résurrection. Après le Trisagion, Kondakion du Triode et la suite, suivie du Congé.

À la Liturgie, « Bienheureux » (tropaires intercalés dans les Béatitudes) de l’Octoèque du Ton occurrent, sur 6 ; ceux de l’Ode 6 du Canon du Triode sur 4. Après l’Entrée, on chante les tropaires tels qu'ils sont désignés pour le Dimanche du Pharisien. Prokimenon Ton 3 : Il est grand, notre Maître, grande est sa puissance. Verset : Louez le Seigneur : il est bon de psalmodier. Épître aux Corinthiens, Péricope 140 : Ce n'est certes pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu. Alleluia Ton 8 : Venez, crions de joie pour le Seigneur Verset : Allons devant lui en rendant grâce. Évangile de Matthieu, Péricope 106 : Le Seigneur dit : lorsque le Fils de l'Homme viendra dans sa gloire.. Chant de Communion : Louez le Seigneur du haut des Cieux. Autre : Réjouis-toi.

Folio 337.

Le Dimanche du Jugement, à Vêpres.

À Seigneur, je crie vers Toi, on chante six stichères : trois de l'Octoèque, trois du Saint au Ménée ; Gloire, du Saint, s'il y en a ; Et maintenant, Théotokion - et s'il n'y a pas (de doxastikon du Saint) : Gloire. Et maintenant. Théotokion. Aux Apostiches, l'idiomèle du jour pris au Triode, chanté ensemble par les deux choeurs, Ton 8 : La convoitise nous a valu notre première nudité. Verset : Vers Toi j'élève les yeux. Et ensuite le même idiomèle : La convoitise.. Deuxième verset : Aie pitié de nous, Seigneur. Puis le martyrikon, même Ton : Martyrs du Seigneur. Gloire du Saint, s'il y en a. S'il n'y en a pas, Gloire - et maintenant. Théotokion : Les cieux chantent ta grâce, ô Mère inépousée.

Note :
Il faut savoir que lorsque manquent les stichères des Apostiches de l'Octoèque, pour les Vêpres et les Matines - à leur place on chante les idiomèles du jour pris dans le Triode, et ceci jusqu'au vendredi de Lazare.


Le Lundi de la Tyrophagie, à Matines.

À Le Seigneur est Dieu, tropaire du Saint, deux fois. Gloire - Et maintenant, théotokion et les cathismes habituels. Après le premier cathisme, sédalène (cathisme poétique) de l'Octoèque, et lecture d'un chapitre de Basile le Grand. Après le deuxième cathisme, sédalène (cathisme poétique) du Triode, Ton 1. Podobène : kameni zapetchatanou - la pierre scellée : Les portes de la divine pénitence s'ouvrent devant nous. Gloire - le même. Et maintenant. Ô Vierge toute-sainte, tu as porté dans tes mains. Et la lecture.

Les canons sont chantés comme suit :
Ode 1 : un Canon du Ménée et deux Canons du Triode.
Odes 3 à 7 : deux Canons de l'Octoèque et un Canon du Ménée.
Ode 8 et 9 : un Canon du Ménée et deux Canons du Triode.

On chante le Canon : comme d'habitude de l'Octoèque, et du Saint commémoré dans le Ménée. Parmi les Odes figure le Triode - et s'il y a deux hirmi, on omet les deux Canons de l'Octoèque. Ainsi l'on chante le Canon du Ménée sur 6, et le Canon du Triode sur 8, Ton 1, et à la fin, l'hirmos : Chantons tous une hymne de victoire. Après la troisième Ode, sédalène (cathisme poétique) du Saint. Gloire - et maintenant, théotokion. Après la sixième Ode, Kondakion du Saint. Après la neuvième Ode, Exapostilaire de l'Octoèque. Gloire - du Saint, s'il y en a. S'il n'y en a pas : Gloire - et maintenant. Théotokion.

Aux Apostiches, idiomèle du Triode, Ton 3 : En tout temps, le jeûne nous permet. On dit le verset habituel : Au matin comble-nous. Et de nouveau le même idiomèle. Deuxième verset : Sur nous soit la splendeur du Seigneur. Et ensuite le martyrikon : Venez, tous les peuples, vénérons la mémoire des martyrs. Gloire - et maintenant : Sans semence tu as conçu.

Il faut savoir que, le lundi de la semaine de la Tyrophagie, nous mangeons à deux reprises dans la journée, du fromage et des oeufs.


Le même Lundi, à Vêpres.

À Seigneur, je crie vers Toi, on chante trois stichères de l'Octoèque, trois du Ménée, Gloire du Saint, s'il y en a. S'il n'y en a pas, Gloire - et maintenant. Théotokion. Aux Apostiches, l'idiomèle du jour pris au Triode, Ton 8 : Par le jeûne, efforçons-nous de purifier. Et l'on dit le verset habituel : Vers Toi j'élève les yeux. Et ensuite le même idiomèle. Verset : Aie pitié de nous, Seigneur. Ensuite, le martyrikon. Gloire - et maintenant. Théotokion : Chantons comme la véritable Mère de Dieu. Tropaire du Saint. Gloire - et maintenant. Théotokion.


Le Mardi de la Tyrophagie, à Matines.

À Le Seigneur est Dieu, tropaire du Saint, deux fois. Gloire - Et maintenant, théotokion. Après le premier cathisme, sédalène (cathisme poétique) de l'Octoèque, et lecture. Après le deuxième cathisme, sédalène (cathisme poétique) du Triode, Ton 8. Podobène : Premoudrost' i slovo - Sagesse et Verbe : Verbe de bonté. Gloire - le même. Et maintenant. Mère de Dieu, tu as conçu de merveilleuse façon, ineffablement la Sagesse et le Verbe de Dieu. Et la lecture d'un chapitre de Basile le Grand.

Les canons sont chantés comme suit :
Ode 1 : deux Canons de l'Octoèque et un Canon du Ménée.
Ode 2 du Triode.
Odes 3 à 7 : deux Canons de l'Octoèque et un Canon du Ménée.
Ode 8 et 9 : un Canon du Ménée et deux Canons du Triode.

On chante les Canons de l'Octoèque et du Ménée, comme il est indiqué au Lundi, et le Triode du Seigneur Joseph, Ode 2, Ton 3. Verset : Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi. Les autres Odes sont chantées comme précédemment. Aprées la neuvième Ode, Exapostilaire de l'Octoèque. Gloire - du Saint, s'il y en a ; s'il n'y en a pas : Gloire - et maintenant Théotokion. Aux Apostiches, idiomèle du Triode, Ton 3 : Peuple, chantons et célébrons le Carême.

Folio 338.

Verset : Au matin, comble-nous de ta miséricorde. puis une deuxième fois, le chant de l'idiomèle. Verset : Sur nous soit la splendeur. ensuite le chant du martyrikon. Gloire - et maintenant. Théotokion : Mère de Dieu, protectrice de tous ceux qui te prient.


Le Mardi, à Vêpres.

À Vêpres, nous commençons les métanies. Après le cathisme habituel, sédalène (cathisme poétique) selon l'ordre de lecture. À Seigneur, je crie vers Toi, on chante trois stichères de l'Octoèque, trois du Ménée en l'honneur du Saint, Gloire du Saint, s'il y en a. S'il n'y en a pas, Gloire - et maintenant. Stavrothéotokion. Prokimenon du jour. Ensuite, Daigne, Seigneur... accompagné de trois métanies.

Aux Apostiches, l'idiomèle du jour pris au Triode, Ton 1 : Fidèles, recevons dans la joie. Et l'on dit les versets habituels ; ensuite, le Martyrikon : Saints martyrs, quelle grâce en vos exploits. Gloire du Saint, s'il y en a. S'il n'y en a pas, Gloire - et maintenant. Stavrothéotokion : La Vierge, voyant sur la Croix.. Ensuite : Maintenant, Seigneur..

Après le Trisagion et le Notre Père, Tropaire, Ton 5 : Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu. : une métanie. Gloire. Baptiste du Seigneur. : métanie. Et maintenant. Priez pour nous. : métanie. Sous ta merci, nous trouvons refuge : sans métanie. Kyrie eleison 40 fois. Gloire - et maintenant : Plus vénérable. Au nom du Seigneur, Père, bénis. Le prêtre : Que vous bénisse Celui qui est béni..

Et nous disons la prière : Roi céleste. suivie de trois grandes métanies avec la prière de Saint Ephrem : Seigneur et Maître de ma vie. Ensuite les 12 métanies. Puis toute la prière est dite d'un seul tenant : Seigneur et Maître de ma vie. avec une grande métanie. Ensuite le Trisagion avec trois métanies - suivi du Notre Père. Puis le prêtre dit l'ekphonèse : Car à Toi appartiennent. - suivi de 12 Kyrie eleison. Ensuite le prêtre dit : Gloire à Toi, Christ Dieu, notre espérance, gloire à Toi - suivi du Congé.

On dit les Grandes Complies, avec métanies. Après Il est vraiment digne, tropaire du jour et du Titulaire de l'église, puis Dieu de nos Pères. Gloire - Kondakion : Fais reposer parmi les Saints. et maintenant - Par les prières de tous les Saints. Ensuite, Kyrie eleison 40 fois. Puis la prière : Toi qui en tout temps et à toute heure - et après Toi plus vénérable [et la bénédiction du prêtre], les 16 métanies habituelles [accompagnant la prière de Saint Ephrem]. Ensuite, on dit le Trisagion et le Notre Père, puis la prière : Vierge pure, immaculée et Avant d'aller dormir, nous Te prions, Seigneur - puis le Petit Congé.

Note :
Le même Ordo est observé le Vendredi.


Le Mercredi de la Tyrophagie.

L'ensemble de l'Office de Minuit est dit, avec les métanies.

À Matines, on chante Alleluia selon le Ton occurrent de l'Octoèque, puis les Hymnes Triadiques du Ton. Après le premier Cathisme, sédalène (cathisme poétique) de l'Octoèque, et Lecture. Après le deuxième Cathisme, sédalène (cathisme poétique) du Triode, Ton 2 : Du carême laisse-nous goûter en paix. Idiomèle blagooutrobia souchtchi. Gloire : le même. et maintenant - Stavrothéotokion : Sous la Croix se tenait la Vierge. Et nous lisons le Chapitre de Basile le Grand, commençant par : Consolez, consolez mon peuple. Psaume 50.

Les canons sont chantés comme suit :
Ode 1 : un Canon de l'Octoèque ; les tropaires des Odes 1 et 3 du Ménée ; un Canon du Triode.
Ode 3 : trois Canons du Triode.
Odes 4 et 5 : un Canon de l'Octoèque, un Canon du Ménée et un Canon du Triode.
Ode 6 : un Canon de l'Octoèque ; les tropaires des Odes 6 et 8 du Ménée ; un Canon du Triode.
Ode 7 : un Canon de l'Octoèque ; les tropaires des Odes 7 et 9 du Ménée ; un Canon du Triode.
Odes 8 et 9 : trois Canons du Triode.

Canon de l'Octoèque, avec l'Hirmos sur 6 - et du Saint au Ménée, sur 4 - puis du Triode, sur 4.

En les Odes qui sont en forme de Triodes, on chante le Canon de Carême avec l'Hirmos, sur 6 - et le Triode sur 4, et en conclusion l'hirmos du Triode.
Pour les Odes où subsiste le Canon de l'Octoèque et du Ménée - on chante le Canon du Ménée, en les Odes concernées, de cette façon : le premier Canon est de l'Octoèque, avec l'hirmos sur 4 ; puis du Saint au Ménée en la première et le troisième Ode, sur 6 ; et du Triode sur 4.
On chante ainsi respectivement les Odes 8 et 6, ainsi que les Odes 9 et 7.

En les Odes qui sont en forme de Triodes, le Canon du Ménée n'est pas chanté. Pour qu'en ces Odes les tropaires du Ménée ne soient pas abandonnés, on suit cet ordre :
- Première Ode : Octoèque avec Hirmos sur 4 - tropaires de l'Ode 1 et 3 du Ménée sur 6 - tropaires du Triode sur 4.
- De la même façon, les tropaires de la 8e Ode du Ménée sont lus à la 6e Ode,
- et les tropaires de la 9e Ode, à la 7e Ode. Ainsi, l'ensemble des textes du Ménée, en ce qui concerne le Canon, est récité intégralement.

Après la 3e Ode, sédalène (cathisme poétique) du Saint au Ménée, Gloire - Maintenant. Stavrothéotokion. Après la 6e Ode, Kondakion du Saint. Si le Saint n'a pas de Kondakion, on chante le Martyrikon du Ton. Après la 9e Ode, Photagogikon du Ton, triadique.

Aux Apostiches, l'idiomèle du jour pris au Triode, 2 fois, Ton 1 : Ô mon âme, si tu t'abstiens des aliments - avec les versets habituels. Puis le Martyrikon. Gloire - et maintenant. Stavrothéotokion : Lorsqu'elle vit l'Agneau suspendu à la Croix. Ensuite : Il est bon de rendre grâce. Trisagion et Notre Père.

Après le Notre Père, Tropaire : Nous tenant dans le Temple de ta Gloire. Gloire - Et maintenant. Plus vénérable que les Chérubins - Au nom du Seigneur, Père, bénis.

Folio 339.

Le prêtre dit : Que vous bénisse Celui qui est béni. On dit : Roi céleste. - et fait 3 métanies, avec la prière [de Saint Ephrem], ensuite les 12 autres métanies [puis une seule fois la prière], et encore une métanie. Puis on enchaîne avec la lecture de Prime.

Le Recteur ou le lecteur désigné commence la lecture. Et l'on dit le tropaire : Au matin, écoute ma voix - rapidement, sans le chanter. Prête l'oreille à mes paroles - et : Oui, c'est vers Toi que je prie, Seigneur. Ensuite, le Trigagion et Notre Père, suivi du tropaire, Ton 4 : Hâte-toi de prendre les devants. Kyrie eleison 40 fois - et la prière : Toi qui en tout temps - Kyrie eleison 3 fois, Gloire - Et maintenant. Plus vénérable que les Chérubins ; le prêtre dit : que Dieu nous soit compatissant, et les 16 métanies habituelles. Ensuite, le Trisagion et Notre Père - suivi de 12 Kyrie eleison. Ensuite la prière : Christ, lumière véritable et le Congé.

On se rend ensuite au Narthex, où est célébrée la Litie pour les défunts, comme de coutume.

À l'Heure de Prime, il n'y a pas de prosternations lors des versets : ils sont simplement dits par le Lecteur.


En ce même Mercredi de la Tyrophagie :

Les Heures de Tierce et de Sexte sont dites avec métanies et tropaires du Carême.

Aux Heures, les cloches ne sont pas sonnées.

À l'Heure de Sexte, tropaire de la Prophétie, Ton 3 : Roi saint et tout-Puissant. Gloire - et maintenant. Le même. Ensuite, le prêtre dit : Soyons attentifs ! Le lecteur n'annonce pas le Prokimenon, mais dit immédiatement, Ton 6 : Sauve, Seigneur, ton peuple. Verset : Vers Toi, Seigneur, j'appelle. Ensuite le prêtre dit : Sagesse. Le Lecteur : Lecture de la Prophétie de Joël. Le prêtre : Soyons attentifs ! Et le lecteur lit la péricope de la Prophétie de Joël : Ainsi parle le Seigneur : revenez à Moi de tout coeur. Après la lecture, le prêtre dit : Soyons attentifs ! Le lecteur dit le Prokimenon, Ton 7 : Le Seigneur donne force à son peuple. Verset : Rapportez au Seigneur, Fils de Dieu.

Note :
Le prêtre et le lecteur disent de la même façon, pendant toute la Sainte Quarantaine, les Prokimena qui précèdent les parémies.

Cet usage n'est plus suivi à l'heure actuelle : pendant le Grand Carême, les prokimena sont annoncés, comme on le fait toute l'année. Cette prescription - plutôt étrange - provient sans doute du fait que les prokimena qui précèdent et suivent les lectures du lundi au vendredi du Grand Carême sont pris dans l'ordre des psaumes, du premier au 150e psaume. Dans ce cas, il n'y a pas de liaison entre le sens des versets des prokimena - et le sens de la lecture elle-même. C'est le psautier lui-même, en son entier, qui devient le prokimenon global qui précède les lectures des prophéties, ainsi que du livre de la Genèse et de la prophétie d'Isaïe.

Ensuite : Que bien vite nous préviennent tes miséricordes. Puis le Trigagion et Notre Père. Après le Notre Père, les tropaires habituels : Au milieu de la terre tu as accompli le Salut, et les autres textes et tropaires de Carême. Puis la prière : Dieu, Seigneur des Puissances. et l'on enchaîne immédiatement avec l'Heure de None. À la fin de l'Heure de None, prière : Maître et Seigneur Jésus-Christ motre Dieu..

Ensuite sont célébrés les Typiques : Bénis, le Seigneur, ô mon âme. Gloire. Loue,¸ô mon âme, le Seigneur. Et maintenant. Fils unique et Verbe de Dieu. Puis les Béatitudes : Dans ton Royaume - lues rapidement, sans être chantées. Gloire - et maintenant. Dans ton Royaume, souviens-Toi de nous, Seigneur. Ensuite [à la fin], trois métanies. Le Choeur céleste - Je crois en un seul Dieu - Remets, efface, pardonne, Seigneur.

Après le Notre Père, Kondakion de la Dédicace et du Saint. Gloire. Fais reposer parmi les Saints. Et maintenant. Comme les prémices de la terre sont offertes au Créateur. Kyrie eleison 40 fois - [et la prière : Toi qui en tout temps - Kyrie eleison 3 fois, Gloire - Et maintenant.] Plus vénérable que les Chérubins ; le lecteur dit : Au nom du Seigneur, Père, bénis [le prêtre dit : que Dieu nous soit compatissant,] puis l'on fait 3 grandes métanies, avec la prière de saint Ephrem - puis les 12 autres métanies.

Ensuite, le célébrant commence les Vêpres. Venez, adorons. 3 fois, puis le lecteur psalmodie le psaume habituel. Après la lecture du psaume, le prêtre dit l'ecténie. Après le Cathisme habituel : à Seigneur, je crie vers Toi, on chante trois stichères de l'Octoèque, trois du Ménée en l'honneur du Saint, Gloire du Saint, s'il y en a. S'il n'y en a pas, Gloire - et maintenant. Théotokion, du même Ton idiomèle. Lumière joyeuse. Prokimenon, Ton 5.

Le lecteur annonce uniquement le Ton, sans dire « Prokimenon », comme il a été dit plus haut, à propos de l'Heure de Sexte - [Il dit ainsi immédiatement le prokimenon :] Ô Dieu, par ton Nom, sauve-moi. Verset : Ô Dieu, entends ma prière. Parémie : Prophétie de Joël - Ainsi parle le Seigneur : que toutes les nations se lèvent et montent à la vallée de Josaphat. Ensuite le prokimenon, Ton 6 : Mets ton espoir, Israël, dans le Seigneur, dès maintenant et à jamais. Verset : Seigneur, je n'ai point le coeur fier. On fait de même le vendredi, conformément a ce qui est indiqué pour le Mercredi.

On ne dit pas l'ecténie [instante ] Disons tous - si ce n'est lors de la fête de la Sainte Rencontre, du Précurseur, ou en l'occurrence de la fête d'un grand Saint.

Ensuite : Daigne, Seigneur, ce soir - puis l'ecténie : Complétons notre prière vespérale au Seigneur.

Aux Apostiches, l'idiomèle du Triode du jour, Ton 3 : Le Printemps du Carême s'est levé. deux fois - avec les versets habituels, et le Martyrikon. Gloire - et maintenant. Théotokion : Reine de sainteté. Ensuite : Maintenant,¸ô Maître, laisse ton serviteur s'en aller en paix. Après le Trisagion et le Notre Père, Tropaire du Saint, Gloire - et maintenant. Théotokion - et par la suite, ecténie : Aie pitié de nous, ô Dieu, [suivie de la prière de saint Ephrem] avec trois grandes métanies. Puis la prière : Trinité toute-sainte - que le Nom du Seigneur soit béni, avec les métanies. Ensuite le psaume : Je bénirai le Seigneur. puis Il est digne, et le Congé. On se rend dans le Narthex, et l'on y célèbre la Litie habituelle pour les Défunts.

Folio 340.

Note :
Il faut savoir qu'en Palestine, qui est en la région de Jérusalem, les Saints Pères ne permettent pas d'accomplir la célébration de la Liturgie les mercredi et vendredi de la Semaine de la Tyrophagie, ni les Présanctifiés. En ces jours on chante Alleluia avec les métanies, à Vêpres et à Matines, comme il est dit plus haut. En ces deux jours après Vêpres, on mange du fromage et des oeufs, rompant avec l'usage des Tétradistes et des Jacobites.

Cee Jeudi soir, on célèbre les Petites Complies. Le Canon du Ménée - en mémoire du Saint occurrent - est chanté en sa place, le Samedi.


Le Jeudi de la Tyrophagie.

À Matines, à Le Seigneur est Dieu, tropaire du Saint, chanté deux fois. Gloire - et maintenant. Théotokion, et les Cathismes habituels. Après le premier Cathisme, sédalène (cathisme poétique) de l'Octoèque, puis lecture du chapitre de saint Anastase, Higoumène au Mons Sinaï, Sur le Psaume 6. Après le deuxième Cathisme, sédalène (cathisme poétique) du Triode, Ton 5 - Podobène Sobeznatchalnoïe : Tous les Apôtres servent de couronne en ce jour. Gloire - le même. Et maintenant. Vierge sainte, rempart du peuple qui espère en toi.

Les canons sont chantés comme suit :
Odes 1 et 3 : deux Canons de l'Octoèque ; un Canon du Ménée.
Ode 4 : un Canon du Ménée et deux Canons du Triode.
Ode 5, 6 et 7 : deux Canons de l'Octoèque ; un Canon du Ménée.
Odes 8 et 9 : un Canon du Ménée et deux Canons du Triode.

Deux Canons de l'Octoèque - et le Canon du Ménée en la mémoire du Saint, sur 4. Les Canons du Triode sont disposés comme il est indiqué au Lundi de cette semaine [erreur : les deux Canons du Triode indiqués ici à l'Ode 4, le sont à l'Ode 1, le Lundi]. Après la troisième Ode, sédalène (cathisme poétique) du Saint. Gloire - et maintenant. Théotokion. Après la sixième Ode, Kondakion et Ikos du Saint - puis le lecture du Prologue. Après la neuvième Ode, exapostilaire de l'Octoèque et du Saint, s'il y en a. Gloire - et maintenant. Théotokion.

Apostiches idiomèles du Triode, Ton 3. La beauté de l'abstinence a resplendi - avec les versets habituels, puis le Martyrikon. Gloire - et maintenant. Théotokion. Entre toutes, seule inépousée. Et la suite, comme d'habitude.

Le Jeudi de la Tyrophagie à Vêpres :

Nous reprenons les métanies, comme ce fut le cas au [Vêpres célébrées au soir du] Mardi de la Tyrophagie. Les Vêpres, Matines et les Heures sont célébrées d'une manière en tout semblable à ce qui a été décrit pour le Mardi [soir et Mercredi au matin] de cette semaine.


Le Vendredi de la Tyrophagie à Vêpres, nous faisons mémoire

de tous les Pères vénérables et théophores qui ont resplendi en l'ascèse.

Cathisme habituel. À Seigneur, je crie vers Toi, six stichères sont chantés. On chante les stichères des saints Ascètes [répétés deux fois], Ton 8 : Venez, tous les fidèles. Gloire. Ton 6 Gardant intacte l'image et ressemblance. Et maintenant. Dogmatique du Ton occurrent.

Prokimenon du jour, Ton 7 : Ô Dieu, tu es le rempart qui me protège. Verset : Seigneur, délivre-moi de mes ennemis. Et la lecture de la Prophétie de Zacharie : Ainsi parle le Seigneur tout-puissant : le jeûne du quatrième mois. Ensuite le Prokimenon Ton 7 : Mets ton espoir, Israël, dans le Seigneur, dès maintenant et à jamais. Verset : Seigneur, je n'ai point le coeur fier

Ensuite : Daigne, Seigneur, ce soir. Et [l'ecténie de demandes] : Achevons notre prière vespérale au Seigneur. Aux Apostiches, les idiomèles Triode du jour, Ton : Frères, purifions-nous de tout péché. - avec les versets habituels, et le Martyrikon. Gloire. Ton 8 Tous les moines, nous vous honorons, Pères saints. - Et maintenant. Théotokion : Réjouis-toi, trésor de pureté. Podobène Ô preslavnago tchoudessie - ô merveille inouïe.

Tropaire, Ton 4 : Dieu de nos Pères, dont la clémence agit toujours avec nous, n'éloigne pas de nous ta miséricorde, mais par leurs supplications, gouverne notre vie dans la paix. Gloire - et maintenant. Le mystère caché de toute éternité.

Ensuite l'ecténie [instante] : Aie pitié de nous, ô Dieu. [La prière de saint Ephrem, dite une seule fois], avec trois grandes métanies. et la prière : Trinité toute-sainte. - Que le nom du Seigneur soit béni trois fois, et le Psaume : Je bénirai le Seigneur - Il est vraiment digne. et le Congé.

Note :
On se rend au réfectoire comme d'habitude - comme il est indiqué au Mardi de la Tyrophagie.
Aa réfectoire, on lit le chapitre sur le Carême, de saint Théodore.
À Complies, on chante le Canon pour les Défunts, de l'Octoèque, selon le Ton [de la semaine].


Folio 341.

Le Samedi de la Tyrophagie à Matines.

À Le Seigneur est Dieu, tropaire des Saints Ascètes, chanté deux fois. Gloire - et maintenant. Théotokion : Le mystère caché de toute éternité. et les Cathismes habituels. Après le premier Cathisme, sédalène (cathisme poétique) des Saints Pères, Ton 8 : Illuminés par l'éclat de nos Pères saints. Podobène : Povielinnoïe - Gloire. Ensemble, chantons d'une même voix. Et maintenant. Nous te rendons grâces, ô Mère de Dieu.

Après le deuxième Cathisme, sédalène (cathisme poétique), Ton 8, Podobène Svireleï pastyrskich - flûte pastorale - Venez tous et chantons nos Pères saints : Antoine le Grand... Gloire. Comme si nous marchions dans une prairie. Et maintenant. Ô Christ, à la prière de tes Anges. On lit ensuite le chapitre de saint Ephrem sur les Pères parvenus en la perfection, et la suite.

Le chant des Canons se fait suivant le formulaire Poïem Gospodivi.

Formulaire de Carême, tandis que le formulaire ordinaire, férial, est dit : Gospodivi poïem.

Canon de la Dédicace, avec l'hirmos sur 6 ; et Canon des saints Ascètes, sur 8, Ton 8. Catavasia - hirmos de ce Canon : Peuple, chantons pour notre Dieu. La deuxième Ode du Psautier n'est pas dite, mais cette [deuxième ] Ode est chantée avec les versets : Saints Ascètes, priez Dieu pour nous.

Après la 3e Ode, sédalène (cathisme poétique) des Saint, Ton 4. Podobène : Skoro predvari - Hâte-toi de nous secourir:

« Le Soleil de Justice vous a envoyés comme des flèches pour illuminer l'univers, Maîtres saints ; alors que mon esprit est assombri par le malheur, par vos divines prières, faites-y resplendir de la divine lumière la bienheureuse connaissance de Dieu ».

Autre sédalène (cathisme poétique), Ton 8 : Fidèles, en nos hymnes glorifions la douceur d'Antoine, sa pureté. Gloire. même ton : Brisant les chaînes des passions. Et maintenant. Je me suis enfoncé dans la fange du péché.

Après la sixième Ode :

Kondakion, Ton 8. Podobène : Iako natchatki.
« Comme les hérauts de la piété qui firent taire les impies, tu as fait briller nos saints Pères théophores pour illuminer le monde entier ; par leur intercession garde dans la paix ceux qui te glorifient et qui te chantent : Alleluia ». Lecture de l'Ikos et du Synaxaire.

Après la neuvième Ode, exapostilaire des saints Ascètes. Podobène : Jeny ouslychitie - Femmes, écoutez. - Vous qui avez renoncé au monde. Gloire - et maintenant. Podobène : Ce outcheniki izydiem. - En nos hymnes joyeuses célébrons.

À Laudes, stichères des saints Ascètes, sur 4, Ton 8 : Fidèles, célébrons par nos chants tous les Pères. Gloire. Ton 6 : Pères saints, par toute la terre. Et maintenant. Mère de Dieu, tu es la vigne. Grande Doxologie. Après le Trisagion, Tropaire des saints Ascètes. Gloire - et maintenant. Théotokion. Ecténies et Congé - suivi de la lecture de Prime.

Aux Heures, tropaire des saints Ascètes. Après le Trisagion [et Notre Père], Kondakion des saints Ascètes.

À la Liturgie, « Bienheureux » du Canon des saints Ascètes, Odes 3 et 6. Un seul Prokimenon des saints Ascètes, Ton 4 : Exultent les Saints dans la gloire. Verset : Chantez au Seigneur un chant nouveau. Épître du jour, aux Romains, péricope 115 : Frères, recherchons ce qui favorise la paix - et une autre Épître aux Galates, péricope 213 : Frères, le fruit de l'Esprit.

Alleluia, Ton 2 : Plantés dans la maison du Seigneur. Verset : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur. Évangile du jour, selon saint Matthieu, péricope 17 : Le Seigneur dit : si vous pardonnez aux hommes - Autre Évangile des saints Ascètes, selon saint Matthieu, péricope 43 : Le Seigneur dit à ses disciples : tout m'a été remis par mon Père. Chant de Communion : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur.


Le Dimanche de la Tyrophagie : expulsion d'Adam - Dimanche du Pardon

Le samedi soir aux Petites Vêpres, stichères de la Résurrection et de la Mère de Dieu, comme d'habitude.

Aux Grandes Vêpres, après le psaume habituel, on chante Heureux l'homme, tout le cathisme. À Seigneur, je crie vers Toi, trois stichères de la Résurrection, trois anatoliens et du Triode, quatre sur le Ton 6. Podobène « vsiou otlojivche ». Mon Créateur, le Seigneur. Gloire, Ton 6. Adam s'assit devant le Paradis. Et maintenant. Théotokion Ton 1. Entrée. Prokimenon du jour. À la Litie, stichères de l’église (dédicace). Gloire, Ton 6 : Le soleil cacha ses rayons. Et maintenant : Mystiquement, nous te chantons.

Aux Apostiches, les stichères alphabétiques de l’Octoèque. Gloire, Ton 6 : Adam fut chassé du Paradis. Et maintenant : Mon Créateur et mon libérateur. Après le Trisagion : Vierge Mère de Dieu, réjouis-toi, trois fois. Ensuite l’Artoclasia, et la lecture du Chapitre de saint Jean Chrysostome, sur l'expulsion d'Adam.

À Matines, après Le Seigneur est Dieu, tropaire de la Résurrection, deux fois. Gloire - et maintenant, théotokion, une fois - du Ton – et la lecture des Cathisme habituels. Sédalènes (cathismes poétiques) de la Résurrection, avec leurs théotokia. Polyéléos, tel au'il est prescrit pour le Dimanche précédent. Ensuite les Anavathmi, et prokimenon du Ton. Que tout souffle.

Folio 342.

Évangile de la résurrection ; Psaume 50 et tout ce qui suit selon l'Ordo, comme c'est expliqué au Dimanche du Pharisien et du Publicain.

Canon de la résurrection, avec l'hirmos, sur 4 ; puis les tropaires de la Croix, sur 2 ; de la Mère de Dieu sur 2, et du Triode sur 6, Ton 6. Catavasia du Triode : Lorsqu'Israël eût cheminé sur l'abîme.

Après la troisième Ode, sédalène (Cathisme poétique) du Triode, Ton 4. Podobène Oudivisia - Adam fut privé des délices du Paradis. Gloire, même Ton. Podobène : Vozniecyicia - Voici qu'est apparu le temps des vertus. Et maintenant. Jamais nous ne cesserons, ô Mère de Dieu - puis la lecture.

Après la sixième Ode, Kondakion, Ton 6. Idiomèle.
« Guide de sagesse et maître de savoir, * pédagogue qui nous donne la raison, * protecteur des pauvres, fortifie et instruis mon coeur, * accorde-moi la parole, ô Verbe de Dieu, * car je ne puis retenir mes lèvres de chanter : * Dieu de tendresse, prends pitié de moi, pauvre pécheur ».

Ensuite, l'Ikos, puis la lecture du Synaxaire. Après la neuvième Ode, Exapostilaire de la Résurrection. Gloire - du Triode. Podobène : Jeny ouslychitie - femme, écoutez - Seigneur, ton commandement, je l'ai transgressé. Et maintenant, Podobène : Co outcheniki - Ceux que tu avais d'abord chassée du Paradis.

À Laudes, 4 stichères de la résurrection, un stichère anatolien, et 4 stichères idiomèles du Triode - Ton 5 : Hélas, s'écrie Adam tout en larmes - avec les versets habituels, comme il est indiqué pour les Dimanches analogues. Et maintenant. Tu es toute-bénie, Mère de Dieu.

Grande Doxologie. Après le Trisagion, Tropaire de la Résurrection. Ecténie et Congé, puis la sortie habituelle dans le Narthex. Gloire, et maintenant, avec le stichère de la Résurrection correspondant à l’Évangile de Matines (Éothinon), puis l'enseignement [de Théodore] Studite, comme d'habitude. Lecture de Prime, et Congé final.

Aux Heures : Tropaire de la Résurrection. Après le Trisagion [et Notre Père], Kondakion du Triode.

À la Liturgie, « Bienheureux » (tropaires intercalés dans les Béatitudes) de l’Octoèque sur 6 ; ceux de l’Ode 6 du Canon du Triode sur 4. Après l’Entrée, on chante les tropaires tels qu'ils sont désignés pour le Dimanche du Pharisien. Prokimenon Ton 8 : Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu. Verset : Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom. Épître aux Romains, Péricope 112 : Fidèles, le Salut est désormais plus près de nous. Alleluia Ton 6 : Il est bon de rendre grâce au Seigneur. Verset : De publier au matin ton amour. Évangile de Matthieu, Péricope 17 : Le Seigneur dit : si vous pardonnez aux hommes leurs manquements.Ensuite, Liturgie de saint Jean Chrysostome, selon l'Ordo. Chant de Communion : Louez le Seigneur du haut des Cieux.


En ce même Dimanche de la Tyrophagie à Vêpres

Après le psaume habituel, à Seigneur, je crie vers Toi, on chante quatre stichères pénitentiels de l'Octoèque, selon le Ton occurrent [il s'agit des stichères catanyctiques qui figurent dans l'Appendice du Triode, dans la section « Stichères et Cathismes à chanter en Carême selon le Ton occurrent »] - les deux stichères pénitentiels figurent aux Apostiches des Vêpres, et aux Apostiches de Matines. On procède de la même façon lors des semaines suivantes, jusqu'à la cinquième Semaine du Grand Carême. On chante Seigneur, je crie vers Toi sur le Ton occurrent de l'Octoèque.

Ensuite, trois stichères idiomèles du Triode, Ton 2. Podobène : Iegda ot dreva. - Les deux stichères, oeuvre du seigneur Joseph : Entrant sur le stade du Carême. Le troisième stichère est du seigneur Théodore, même Ton. Puis trois stichères idiomèles du Ménée. Gloire - du Saint, s'il y en a. S'il n'y en a pas : Gloire - et maintenant. Théotokion du Ton du Ménée.Ensuite, on fait l'Entrée avec l'encensoir, comme c'est l'usage.

Ensuite, on chante le Grand Prokimenon, Ton 8 : Ne cache pas ta face à ton serviteur, car je suis dans la détresse ; hâte-toi de m'exaucer, veille sur mon âme et délivre-la. Premier verset : Ô Dieu, ton salut sera ma protection. Deuxième verset : Qu'à cette vue, les pauvres tressaillent d'allégresse. Troisième verset : Recherchez Dieu, pour que vive votre coeur. Et de nouveau, à voix plus haute : Ne cache pas ta face à ton serviteur.

Note :
On saura que, lors de tous les Dimanches de la Sainte Quarantaine, à Vêpres on fait la Grande Entrée, à cause du Grand Prokimenon. Après le prokimenon, on ne dit pas l'ecténie : Disons tous., mais aussitôt le Supérieur dit : Daigne, ce soir, Seigneur, nous garder sans péché. Et l'on fait trois métanies. À partie de ce moment, on fait les prosternations.

À ce moment, se produit le « changement de couleurs » : la prière Daigne, ce soir, Seigneur, nous garder sans péché est lue très lentement, portes royales et rideau fermés. Pendant la lecture, le célébrant se dévêt de ses ornements pour revêtir les ornements noirs, de carême. À la fin de la prière « Daigne, ce soir. », le rideau et les portes royales sont ouverts, et l'on commence l'ecténie de demandes.

Ensuite a lieu l'ecténie :

Folio 343.

Achevons notre prière vespérale. Ensuite, les deux Choeurs ensemble descendent [de leurs stalles] et chantent les Apostiches idiomèles du 4ème Ton : Sur nos âmes a brillé la lumière de ta grâce - avec les versets habituels et le Martyrikon. Gloire. du Saint, s'il y en a. S'il n'y en a pas : Gloire - et maintenant, Théotokion, même Ton. Le Choeur des Anges. Ensuite : Maintenant, ô Maître, laisse ton serviteur, suivi du Trisagion, avec trois métanies. Après le Notre Père, le prêtre dit l'ekphonèse : Car à toi appartiennent le Règne..

Ensuite, on chante les tropaires suivants, Ton 4 : Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu, avec une métanie. Gloire. Baptiste du Seigneur. Une métanie. Et maintenant. Priez pour nous. Une métanie. Ensuite : Sous ta merci nous trouvons refuge. pas de métanie. Ensuite on dit d'une voix douce et égale 40 Kyrie eleison, récités d'une seule traite. Ensuite : Gloire - et maintenant. Plus vénérable que les Chérubins - Au nom du Seigneur, Père, bénis. Le prêtre : Que vous bénisse Celui qui est béni. Nous disons la prière : Roi céleste.

Et ensuite, élevant les mains, priant de toute son âme, on dit en soi-même la prière de saint Ephrem :

Seigneur et maître de ma vie,
ne me donne pas un esprit de paresse, de curiosité, d'ambition et de bavardage - Métanie.
Mais à ton serviteur, veuille accorder un esprit de sagesse, d'humilité, de patience et de charité - Métanie.
Oui, Seigneur mon Roi,
donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère,
car tu es béni dans les siècles des siècles, Amen - Métanie.

Puis nous embrassons les saintes et vénérables icônes. Et ensuite le prêtre dit : Gloire à toi, Christ Dieu notre espérance, gloire à toi. Puis on accomplit le Congé.

Le Rite du Pardon est un usage qui n'est pas décrit par le Typikon.
En cet endroit de l'Office - après le Petit Congé - le prêtre sort du Sanctuaire et vient s'agenouiller, face à l'Occident, devant les fidèles à genoux ou prosternés, face contre le sol. Le prêtre dit : « prions le Seigneur » ; le Choeur répond : « Kyrie eleison » - puis le prêtre dit la prière du Pardon qui se trouve à la fin des Grandes Complies : Maître plein de miséricorde, Seigneur Jésus-Christ notre Dieu... il enchaîne immédiatement, se prosternant face contre le sol : « Bénissez-moi, pères (mères) et frères (soeurs) saints, et pardonnez au pécheur que je suis... ». Les fidèles prosternés répondent : « Que Dieu te pardonne, Père saint...» et enchaînent : « Bénis-moi, père saint...». Tous se relèvent, et le prêtre dit, face aux fidèles : « Qu'en sa grâce...». Le Choeur : « Amen » puis il chante les stichères pénitentiels, tandis que le prêtre présente la croix aux fidèles et embrasse chacun en signe de pardon. Chacun s'aligne à la droite du prêtre, et échange le baiser de paix en signe de pardon, avec les fidèles qui viennent de vénérer la croix.

Après les Vêpres, les frères se réconfortent au réfectoire. Après avoir quitté le réfectoire, on chante les Petites Complies comme de coutume, avec les métanies et les prosternations de Carême. Lors du Gloire à Dieu, on fait trois métanies. [s'il y a Vigiles, on ne dit pas le Canon à la Mère de Dieu] Il est digne en vérité avec 3 métanies, et les tropaires habituels. Kyrie eleison 40 fois. Toi qui en tout temps. Le prêtre : Que Dieu nous soit compatissant. trois grandes prosternations avec la prière de saint Ephrem : Seigneur et maître de ma vie, et les autres 13 prosternations. Et la prière : Vierge pure, immaculée - Avant d'aller dormir nous te prions, Seigneur. - puis le Congé.

Ainsi se déroule la célébration des Vêpres et Complies en ce Dimanche. Il en va de même pour les autres Dimanches de la Sainte Quarantaine.

Note :
Il faut savoir que s'il advient que l'un de nos frères parte auprès du Seigneur en ces saints jours, la prière de trois jours [en mémoire du défunt] n'est pas célébrée au cours de la semaine, jusqu'au vendredi soir. C'est alors que l'on célèbre sa Pannykhide, tout comme sa Liturgie est célébrée le Samedi. Une fois parvenu au Samedi, on accomplit sa prière du neuvième jour, si du moins on la célèbre. La prière des quarante jours est célébrée, quand ce nombre est atteint. L'offrande à sa mémoire est accomplie en les dimanches suivants, jusqu'à l'accomplissement des 40 jours.

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L'église veille à nous donner une douce transition - de notre vie quotidienne à l'atmosphère bien particulière du Grand Carême. Le dimanche de Zachée fait entendre le premier écho lointain de la Sainte Quarantaine qui se présente à l'horizon. Ensuite, tout se précise : l'expression du repentir devient plus présente, à mesure que s'écoulent les jours - et l'on voit apparaître, les mercredi et vendredi (liturgiques - c'est-à-dire commençant la veille au soir) de la Tyrophagie, les prosternations et prières qui sont typiques du Grand Carême. Nous sommes maintenant prêts pour le « grand saut » dans la Première Semaine du Grand Carême, qui est une période de profond recueillement et d'écoute attentive de la Parole de Dieu. C'est ainsi que nous pouvons commencer à mettre en pratique les conseils de saint Isaac le Syrien :

Quand tu viens devant Dieu par la prière, sois dans ta pensée comme la fourmi, comme ce qui rampe sur la terre, comme un ver, comme un enfant qui balbutie. Et ne dis rien devant Lui que tu prétende savoir. La connaissance spirituelle est simple. Ce n'est pas dans les pensées attachées au monde qu'elle donne sa lumière. Tant que l'esprit n'a pas été délivré des nombreuses pensées, tant qu'il n'a pas atteint la simplicité de la pureté, il ne peut pas sentir la connaissance spirituelle. Tel est l'ordre de cette connaissance : sentir les délices de la Vie du siècle à venir.

Isaac le Syrien, 19e discours. Sur la Foi et l'humilité.

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T. des Matières

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